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Ce mardi 5 décembre, j’ai passé une journée …

Ce mardi 5 décembre, j’ai passé une journée en immersion avec les policiers du commissariat de Béziers. Dès 5h30 du matin, après un briefing de Mme le Commissaire adjoint et du responsable de la brigade des stupéfiants, une opération a démarré dans le centre-ville de Béziers dans le but d’interpeller une personne soupçonnée de trafic de stupéfiants. La journée s’est terminée une dizaine d’heures plus tard par une rencontre avec des enquêteurs de la Brigade de Sureté Urbaine qui m’a permis d’échanger - avec beaucoup de liberté et de franchise -, de comprendre et de toucher du doigt l’attachement que ces femmes et hommes portent à leur métier, mais aussi les difficultés quotidiennes auxquelles ils sont confrontés pour remplir au mieux les missions. Le personnel du commissariat de Béziers travaille depuis des années dans des locaux plus qu’inadaptés. L’extension de ce commissariat dans les années à venir - avec le rachat des anciens locaux de la Caisse d’Epargne - est plus que nécessaire et doit être réalisée dans les meilleures délais. Je serai attentive à ce que cette promesse qui leur a été faite ne soit pas repoussée une fois encore... Malgré un manque de moyens et des locaux peu adaptés à l’accomplissement de leur mission au quotidien, j’ai rencontré durant cette journée des policiers motivés, disponibles, à l’écoute des victimes, avec la volonté première de toujours bien faire leur travail. Leurs attentes n’en demeurent pas moins importantes, que ce soit dans l’aménagement des cycles horaires afin de leur permettre de conserver une vie sociale « normale », que dans les moyens matériels mis à leur disposition. La mise en place de la Police de Sécurité du Quotidien ainsi que la réforme de la procédure pénale annoncée dès 2018 devront clairement permettre à nos forces de sécurité de se moderniser pour répondre à l’évolution de la délinquance et aux attentes légitimes de ceux qui, au quotidien, nous protègent. Je tiens ainsi à remercier Benoît Desmartins, Commissaire Divisionnaire de Béziers, et l’ensemble des femmes et hommes de son service pour l’accueil qu’ils ont bien voulu me réserver durant toute la journée de ce mardi 5 décembre.

La réponse du Gouvernement à ma question sur la …

La réponse du Gouvernement à ma question sur la situation alarmante du Tribunal de Grande Instance de Béziers. "Depuis plus de cinq ans, des moyens ont été mobilisés sur le plan national pour accompagner la mise en œuvre des différentes réformes engagées et une attention particulière a été portée au recrutement des magistrats par une augmentation du nombre de postes offerts aux concours, outre l'organisation de concours complémentaires, et ce dans un contexte budgétaire particulièrement contraint. Or, la durée incompressible de formation des magistrats ne permet à l'importante augmentation des recrutements initiée en 2012 de produire ses effets que depuis l'année 2016 (solde entrées-sorties du corps de la magistrature positif pour la première fois). Le budget de la Justice pour l'année 2018, en augmentation de 3,9 %, sera la première étape d'une loi de programmation sur cinq ans aux fins d'améliorer le fonctionnement quotidien des juridictions. 148 créations de postes dans les services judiciaires, dont 100 postes de magistrats, viendront ainsi combler pour partie les vacances de postes en juridiction et développer les équipes autour du magistrat. Dans cette attente, la direction des services judiciaires s'efforce, dans la mesure du possible, de répartir au mieux le poids de l'ensemble des postes non attribués sur l'ensemble du territoire, tout en tenant compte des spécificités de chaque ressort. S'agissant de la juridiction biterroise, trois postes au siège et deux postes au parquet sont demeurés vacants à défaut de candidatures utiles lors des précédents mouvements de magistrats. Cependant, un poste de substitut actuellement vacant a été proposé à un candidat à l'intégration dans le projet de nomination diffusé le 28 septembre 2017. Ainsi, sous réserve de l'avis du Conseil supérieur de la magistrature et de l'accomplissement d'une formation préalable de 6 mois, ce magistrat sera installé au tribunal de grande instance de Béziers au cours du second trimestre 2018. Enfin, quatre magistrats placés au siège et au parquet de la cour d'appel peuvent être délégués dans les juridictions du ressort afin de faire face à ces vacances de postes."

Ma question au Gouvernement sur la mortalité …

Ma question au Gouvernement sur la mortalité croissante des abeilles. J'attire l'attention de M. le ministre de l'agriculture et de l'alimentation sur la biodiversité et sauvegarde des abeilles. Indispensable, les abeilles peuvent polliniser en une journée jusqu'à trois millions de fleurs. En France 72,2 % et en Europe 84 % des terres agricoles destinées à l'alimentation ont besoin d'insectes pollinisateurs. Selon la Fondation pour la recherche sur la biodiversité, « 5 à 8 % de la production agricole mondiale de 2016, représentant une valeur marchande annuelle de 235 à 577 milliards de dollars, est directement attribuable à la pollinisation ». Henri Clément, secrétaire général et porte-parole de l'Union nationale de l'apiculture française, considère qu'en 20 ans la production de miel est passée : « de 50 kg de miel par ruche et par an à une douzaine de kg ». En 10 ans, 15 000 apiculteurs ont disparu. Pour les autres, leur situation est extrêmement précaire. Le recours aux néonicotinoïdes déciment les abeilles, et engendrent une baisse de production de miel. En France, 30 % des colonies disparaissent chaque année. Alors que dans les années 1990, la France produisait 35 000 tonnes de miel par an, en 2016 et en 2017, cette production est passée « sous la barre des 10 000 tonnes ». Cette situation est d'autant plus regrettable que les Français consomment 30 000 tonnes de miel par an. Pour pallier ce manque les importations de miel augmentent (miels chinois, argentins, ukrainiens). S'ils sont moins chers ils sont aussi souvent de moins bonne qualité (ajout de sucres). Le réchauffement climatique n'est pas sans conséquence : les abeilles: « ont de plus en plus de mal à trouver des ressources. Cette année [en 2017] j'ai vu que les abeilles avaient faim en juillet sans rien pouvoir ramener à la ruche », observe Henri Clément. Des solutions existent. Tout d'abord, de nouveaux crédits doivent être alloués à l'Institut des abeilles. Le 4 novembre 2017, son président, Jean-Yves Froisset, insistait : « il manque à l'Institut, financé à 90 % par des crédits d'État, entre 500 000 et 1 million d'euros pour faire face aux missions qui lui sont confiées ». Un arsenal législatif doit également être adopté dans les plus brefs délais pour lutter contre la concurrence déloyale, européenne et mondiale, que subissent les apiculteurs français, notamment en matière d'étiquetages trompeurs qui induisent en erreur le consommateur sur l'origine du miel qu'ils achètent (mélange de miel originaires ou non originaires de l'Union européenne). Il convient également de poursuivre la lutte progressive contre les insecticides néonicotinïdes (dans la lignée de la loi votée le 8 août 2017) qui détruisent les insectes et mettent en danger la santé des Français. Une étude franco-suisse estime ainsi que « 75 % des miels analysés contiennent des traces de ces substances neurotoxiques ». Je demande quelles mesures le Gouvernement compte prendre pour lutter contre la mortalité croissante des abeilles et la baisse de production de miel, pour venir en aide aux apiculteurs et lutter contre la concurrence déloyale de miels étrangers.