Actualité

La Féria c’est aussi l’après-midi

La Féria c’est aussi l’après-midi : une démonstration de #Haka par nos amis du territoire de Wallis et Futuna ….

Share this Story
  • La Féria c’est aussi l’après-midi

    La Féria c'est aussi l'après-midi : une démonstration de #Haka par nos amis du territoire de Wallis et Futuna ....
Load More Related Articles
  • Je vous invite à retrouver mon allocution à …

    Je vous invite à retrouver mon allocution à l'occasion de la déclaration de politique générale du Premier ministre de ce mercredi 12 juin à l'Assemblée : "Quel paradoxe ! Quel retournement de situation ! Alors que le chef de l’État faisait de la première place de sa liste aux élections européennes un enjeu crucial, un symbole, une sorte de référendum et qu’il a perdu ce pari – de peu, mais il l’a perdu –, alors donc qu’il vient de subir un échec, le voilà en position de force. Et vous, monsieur le Premier ministre, apparaissez comme le grand vainqueur de ces élections. Que s’est-il passé ? Par quel miracle ceux qui faisaient de la défaite du Rassemblement national un objectif quasi-civilisationnel et l’issue d’une bataille entre les forces du bien et du mal peuvent-ils aujourd’hui plastronner quand, disons-le, le bilan n’est pas vraiment à la hauteur de ce qu’ils nous avaient vendu ? Sur ce bilan, je ne m’étendrai pas. Les oppositions de droite et de gauche en ont fait la radiographie pour dresser la liste, la longue liste des promesses non tenues, à commencer par la première : l’apaisement, l’écoute et la réduction des fractures dont vous vous faisiez les chantres. On a vu, ces derniers mois, l’exact contraire : une France jamais autant divisée et jamais autant fracturée. Vous découvrez la pauvreté quand les gilets jaunes descendent dans la rue. Vous ouvrez les yeux sur l’écologie quand les Verts cartonnent aux élections. Vous vous apercevez que les élus locaux existent quand ils menacent de faire sécession. Vous avouez une erreur fondamentale de méthode après avoir mis le feu à notre pays. Peut-être faudra-t-il que les Français descendent une nouvelle fois dans la rue pour que vous preniez conscience qu’on ne joue pas innocemment avec les liens familiaux, le devenir de nos enfants et le sens des lignées ? Revenons à mon propos initial : si vous semblez avoir gagné, c’est que nous avons perdu. Nous, la droite. Toute la droite. Incapables de nous réunir, de passer outre nos divisions, de taire nos ambitions, de ranger au placard nos ego, nous vous déroulons le tapis rouge, faisant votre jeu contre les intérêts de ceux qui nous font confiance et votent pour nous. J’entends d’ici les mêmes – toujours les mêmes – expliquer qu’il y aurait un fossé entre la droite et ce que j’appelle moi la droite de la droite. Je vous prends au mot, monsieur le Premier ministre, vous qui appelez au dépassement des postures et des vieux clivages : en fait, terrorisée à la seule idée d’être accusée de rompre les digues et de franchir la ligne rouge, notre bonne vieille droite abandonne peu à peu ses idées et ses valeurs – je vous retourne l’argument de ces valeurs que vous nous lancez sans cesse au visage – pour se jeter dans les bras du macronisme triomphant, ou, disons-le plus brutalement, s’agissant de certains de ses représentants, pour aller à la soupe. Or, qu’est-ce qui nous sépare réellement, qu’est-ce qui nous empêche de faire front commun contre un pouvoir dont ensemble nous dénonçons les manquements, dont ensemble nous votons certaines propositions quand elles nous semblent aller dans le bon sens ? Prenons par exemple l’épineuse question de l’immigration. De qui la droite classique est-elle la plus proche : d’un gouvernement qui élargit encore un peu plus le regroupement familial, qui dépense toujours plus d’argent pour l’aide médicale d’État, cette sécurité sociale des clandestins, ou de députés qui comme moi, comme vous, tiennent des propos bien en-deçà de ce que réclamait le RPR des années 90, un RPR qui osait alors parler de préférence nationale ? Pourtant, rien n’y fait : comme un lapin pris dans les phares d’une voiture, vous êtes, mes amis de droite, paralysés par les projecteurs des médias qui traquent le moindre pas fait dans notre direction. C’est vrai : la droite, notre droite, est divisée sur les questions économiques, sur lesquelles elle se montre plus ou moins libérale, ainsi que sur l’Europe, même si c’est de moins en moins évident, et sur d’autres points encore. Rappelez-vous cependant le fossé, le gouffre plutôt qui séparait un Robert Fabre, patron des radicaux de gauche, d’un Georges Marchais, chef du parti communiste du temps de l’Union de la gauche. Et nous sommes assez stupides, assez bêtes pour refuser de faire un bout de chemin ensemble parce qu’en face, on nous explique que nous sommes encore dans les années 30 ? Qui peut sérieusement le penser ? Alors, la droite va voter, comme moi, contre cette déclaration de politique générale. Et puis après ? On continue à dire la même chose, à se renvoyer les mêmes arguments, extrémistes pour les uns, traîtres pour les autres, tout cela pendant que nos adversaires se frottent les mains ? Je vous le dis, j’en ai assez : assez de ce petit jeu, assez des postures, des effets de manche, des trémolos dans la voix et des grands rappels des heures sombres de notre histoire. Qu’attendez-vous, amis de droite, pour ouvrir les yeux ? Vous valez mieux. Vous incarnez cette France qui ne veut pas continuer à être déconstruite, comme le propose le Gouvernement. Quant à vous, monsieur le Premier ministre, ne vous en déplaise, ce n’est pas parce que l’on n’est pas avec le Président Macron que l’on est contre la France : c’est même tout le contraire."
  • Ma réaction au discours d’Édouard Philippe au …

    Ma réaction au discours d’Édouard Philippe au …

    Ma réaction au discours d'Édouard Philippe au micro de Boulevard Voltaire !
  • Monsieur le président, …

    Monsieur le président, Madame la ministre, Mesdames et messieurs les rapporteurs, Chers collègues, Depuis l'élection de Monsieur Macron, on entend parler de ce projet de loi. Un texte très attendu. Car le défi était de taille ! Selon les chiffres de la ministre du Travail, " Un Français sur quatre a refusé, au cours de sa vie, une formation ou un emploi faute de mobilité. Le deuxième frein à l'emploi après la compétence… " ! Un problème d'ailleurs largement mis en évidence avec le mouvement des gilets jaunes dont l'origine était, on s'en souvient, le coût exorbitant du carburant pour toute une partie de la population… D'où les réponses d'aujourd'hui. Ou plutôt, les quelques éléments de réponse, comme ces plateformes multimodales qui regroupent l'ensemble des offres de mobilités. Figure également dans ce texte, et c'est heureux, le free floating, qu'il devenait urgent de traiter tant ces fameuses trottinettes électriques foisonnent sur les trottoirs, essentiellement parisiens ou de nos métropoles… La question des véhicules autonomes figure également dans votre projet de loi. Malheureusement, une fois encore, une fois de plus, pour habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnance. Une ordonnance parmi les 17 que contient ce texte… Mais peut-être n'avez-vous pas confiance dans les parlementaires dont les circonscriptions ont déjà expérimenté de tels véhicules ? C'est le cas à Béziers, où une navette autonome a circulé tout l'été dernier sur les Allées Paul Riquet. Le succès fut au rendez-vous. La ville a déjà un pied dans le futur et imagine des trajets pour relier la gare (bientôt transformée en pôle multimodal) au centre historique. Mais progrès technologique et innovation ne riment pas toujours avec justice… Je pense ici à la concurrence farouche et déloyale entre auto-écoles classiques et plateformes en ligne. Comment les premières vont-elles résister quand les secondes bénéficient de bien plus de souplesse et doivent s'acquitter de bien moins de charges ? Je m'interroge : le marché doit-il devenir une jungle livrée à la voracité de quelques-uns ? Injustice pour nos provinces, aussi. Ne vous en déplaise, les Français ont le droit de travailler, de vivre, d'exister en dehors des métropoles ! Pour cela, il vous faut réellement prendre en compte besoins et spécificités de nos villes moyennes notamment… Peut mieux faire ! Afin d'inciter les salariés à prendre leur vélo ou faire du covoiturage pour se rendre à leur travail - et donc moins polluer -, vous avez prévu à l'article 26 une " prime mobilité " de 400 euros par an, sur laquelle l'employeur ne verserait aucune cotisation sociale. Une aide facultative. Certains la souhaiteraient obligatoire. Mais qui va payer ? Une nouvelle fois, ce sont nos TPE/PME, déjà bien souvent assommées par le poids des taxes et des impôts… Vous avez également imaginé réserver certaines voies de circulation pour le covoiturage et les véhicules à faible émission de gaz polluants. Avec, à la clef, toujours plus d'inégalité entre ceux qui pourront changer de voiture et les autres… Le volet " sécurité routière " de votre projet de loi ne va pas assez loin. J'espère que les propositions que j'apporterai sur ce sujet recevront une écoute attentive et bienveillante. Je pense ici, par exemple, à l'usage des médicaments de catégorie 3 qui devrait être reconnu comme circonstance aggravante d'un homicide volontaire, ou l'incitation, dans un but préventif, à partir de 14 ans, sur base du volontariat, à participer à une demi-journée de stage dans un centre de rééducation pour accidentés de la route… Plus étonnant, lorsqu'il s'agit de projets qui pourraient réellement faciliter la circulation du quotidien, vous hésitez, vous tergiversez… Depuis des mois, nous sommes nombreux à attirer ici votre attention sur la nécessaire construction de la ligne nouvelle Montpellier-Béziers-Perpignan. Ce tronçon, c'est le dernier pour que la ligne Séville-Amsterdam soit complète. Ce tronçon, pour vous qui n'avez que le mot " Europe " à la bouche, c'est celui qui relie l'Europe du Nord à l'Europe du Sud ! Ce tronçon, c'est une solution écologique pour que le train prime sur une autoroute saturée. Ce tronçon, il est tracé. Il est financé. L'Union Européenne apporte son aide. Personne chez nous ne comprend pourquoi vous restez sourd. Sourd alors que ma région, les entreprises, les habitants, attendent cette ligne depuis déjà plus de trente ans. Aussi, quand vous parlez de compétitivité, de mobilité pour tous, croyez-moi, ces mots sonnent terriblement creux pour les Biterrois. Pour conclure, vous me permettrez de souligner à quel point 5 minutes, pour parler d'un tel projet de loi, relève de la gageure… C'est pourtant ce à quoi la majorité astreint les députés non inscrits… Et ce que vous souhaitez dorénavant imposer à l'ensemble des groupes. Madame la ministre, vous qui affirmez vouloir " apporter des réponses à tous ", puissiez-vous écouter, vraiment, l'ensemble des parlementaires dans cet hémicycle et leurs propositions…
  • Le 4 juin 1989, la barbarie communiste agissait au …

    Le 4 juin 1989, la barbarie communiste agissait au grand jour à #Tienanmen. Mon soutien à ceux qui continuent de lutter pour la démocratie et les droits de l'homme en Chine.
  • Vous pouvez réécouter l’intégralité de mon …

    Vous pouvez réécouter l’intégralité de mon …

    Vous pouvez réécouter l'intégralité de mon interview de ce matin dans le #79inter sur France Inter.
  • « Vous ne pouvez pas faire sans le Rassemblement …

    "Vous ne pouvez pas faire sans le Rassemblement National mais vous ne pouvez pas faire qu'avec le Rassemblement National" France Inter #le79inter
Load More By Emmanuelle Ménard
  • Je vous invite à retrouver mon allocution à …

    Je vous invite à retrouver mon allocution à l'occasion de la déclaration de politique générale du Premier ministre de ce mercredi 12 juin à l'Assemblée : "Quel paradoxe ! Quel retournement de situation ! Alors que le chef de l’État faisait de la première place de sa liste aux élections européennes un enjeu crucial, un symbole, une sorte de référendum et qu’il a perdu ce pari – de peu, mais il l’a perdu –, alors donc qu’il vient de subir un échec, le voilà en position de force. Et vous, monsieur le Premier ministre, apparaissez comme le grand vainqueur de ces élections. Que s’est-il passé ? Par quel miracle ceux qui faisaient de la défaite du Rassemblement national un objectif quasi-civilisationnel et l’issue d’une bataille entre les forces du bien et du mal peuvent-ils aujourd’hui plastronner quand, disons-le, le bilan n’est pas vraiment à la hauteur de ce qu’ils nous avaient vendu ? Sur ce bilan, je ne m’étendrai pas. Les oppositions de droite et de gauche en ont fait la radiographie pour dresser la liste, la longue liste des promesses non tenues, à commencer par la première : l’apaisement, l’écoute et la réduction des fractures dont vous vous faisiez les chantres. On a vu, ces derniers mois, l’exact contraire : une France jamais autant divisée et jamais autant fracturée. Vous découvrez la pauvreté quand les gilets jaunes descendent dans la rue. Vous ouvrez les yeux sur l’écologie quand les Verts cartonnent aux élections. Vous vous apercevez que les élus locaux existent quand ils menacent de faire sécession. Vous avouez une erreur fondamentale de méthode après avoir mis le feu à notre pays. Peut-être faudra-t-il que les Français descendent une nouvelle fois dans la rue pour que vous preniez conscience qu’on ne joue pas innocemment avec les liens familiaux, le devenir de nos enfants et le sens des lignées ? Revenons à mon propos initial : si vous semblez avoir gagné, c’est que nous avons perdu. Nous, la droite. Toute la droite. Incapables de nous réunir, de passer outre nos divisions, de taire nos ambitions, de ranger au placard nos ego, nous vous déroulons le tapis rouge, faisant votre jeu contre les intérêts de ceux qui nous font confiance et votent pour nous. J’entends d’ici les mêmes – toujours les mêmes – expliquer qu’il y aurait un fossé entre la droite et ce que j’appelle moi la droite de la droite. Je vous prends au mot, monsieur le Premier ministre, vous qui appelez au dépassement des postures et des vieux clivages : en fait, terrorisée à la seule idée d’être accusée de rompre les digues et de franchir la ligne rouge, notre bonne vieille droite abandonne peu à peu ses idées et ses valeurs – je vous retourne l’argument de ces valeurs que vous nous lancez sans cesse au visage – pour se jeter dans les bras du macronisme triomphant, ou, disons-le plus brutalement, s’agissant de certains de ses représentants, pour aller à la soupe. Or, qu’est-ce qui nous sépare réellement, qu’est-ce qui nous empêche de faire front commun contre un pouvoir dont ensemble nous dénonçons les manquements, dont ensemble nous votons certaines propositions quand elles nous semblent aller dans le bon sens ? Prenons par exemple l’épineuse question de l’immigration. De qui la droite classique est-elle la plus proche : d’un gouvernement qui élargit encore un peu plus le regroupement familial, qui dépense toujours plus d’argent pour l’aide médicale d’État, cette sécurité sociale des clandestins, ou de députés qui comme moi, comme vous, tiennent des propos bien en-deçà de ce que réclamait le RPR des années 90, un RPR qui osait alors parler de préférence nationale ? Pourtant, rien n’y fait : comme un lapin pris dans les phares d’une voiture, vous êtes, mes amis de droite, paralysés par les projecteurs des médias qui traquent le moindre pas fait dans notre direction. C’est vrai : la droite, notre droite, est divisée sur les questions économiques, sur lesquelles elle se montre plus ou moins libérale, ainsi que sur l’Europe, même si c’est de moins en moins évident, et sur d’autres points encore. Rappelez-vous cependant le fossé, le gouffre plutôt qui séparait un Robert Fabre, patron des radicaux de gauche, d’un Georges Marchais, chef du parti communiste du temps de l’Union de la gauche. Et nous sommes assez stupides, assez bêtes pour refuser de faire un bout de chemin ensemble parce qu’en face, on nous explique que nous sommes encore dans les années 30 ? Qui peut sérieusement le penser ? Alors, la droite va voter, comme moi, contre cette déclaration de politique générale. Et puis après ? On continue à dire la même chose, à se renvoyer les mêmes arguments, extrémistes pour les uns, traîtres pour les autres, tout cela pendant que nos adversaires se frottent les mains ? Je vous le dis, j’en ai assez : assez de ce petit jeu, assez des postures, des effets de manche, des trémolos dans la voix et des grands rappels des heures sombres de notre histoire. Qu’attendez-vous, amis de droite, pour ouvrir les yeux ? Vous valez mieux. Vous incarnez cette France qui ne veut pas continuer à être déconstruite, comme le propose le Gouvernement. Quant à vous, monsieur le Premier ministre, ne vous en déplaise, ce n’est pas parce que l’on n’est pas avec le Président Macron que l’on est contre la France : c’est même tout le contraire."
  • Ma réaction au discours d’Édouard Philippe au …

    Ma réaction au discours d’Édouard Philippe au …

    Ma réaction au discours d'Édouard Philippe au micro de Boulevard Voltaire !
  • Monsieur le président, …

    Monsieur le président, Madame la ministre, Mesdames et messieurs les rapporteurs, Chers collègues, Depuis l'élection de Monsieur Macron, on entend parler de ce projet de loi. Un texte très attendu. Car le défi était de taille ! Selon les chiffres de la ministre du Travail, " Un Français sur quatre a refusé, au cours de sa vie, une formation ou un emploi faute de mobilité. Le deuxième frein à l'emploi après la compétence… " ! Un problème d'ailleurs largement mis en évidence avec le mouvement des gilets jaunes dont l'origine était, on s'en souvient, le coût exorbitant du carburant pour toute une partie de la population… D'où les réponses d'aujourd'hui. Ou plutôt, les quelques éléments de réponse, comme ces plateformes multimodales qui regroupent l'ensemble des offres de mobilités. Figure également dans ce texte, et c'est heureux, le free floating, qu'il devenait urgent de traiter tant ces fameuses trottinettes électriques foisonnent sur les trottoirs, essentiellement parisiens ou de nos métropoles… La question des véhicules autonomes figure également dans votre projet de loi. Malheureusement, une fois encore, une fois de plus, pour habiliter le gouvernement à légiférer par ordonnance. Une ordonnance parmi les 17 que contient ce texte… Mais peut-être n'avez-vous pas confiance dans les parlementaires dont les circonscriptions ont déjà expérimenté de tels véhicules ? C'est le cas à Béziers, où une navette autonome a circulé tout l'été dernier sur les Allées Paul Riquet. Le succès fut au rendez-vous. La ville a déjà un pied dans le futur et imagine des trajets pour relier la gare (bientôt transformée en pôle multimodal) au centre historique. Mais progrès technologique et innovation ne riment pas toujours avec justice… Je pense ici à la concurrence farouche et déloyale entre auto-écoles classiques et plateformes en ligne. Comment les premières vont-elles résister quand les secondes bénéficient de bien plus de souplesse et doivent s'acquitter de bien moins de charges ? Je m'interroge : le marché doit-il devenir une jungle livrée à la voracité de quelques-uns ? Injustice pour nos provinces, aussi. Ne vous en déplaise, les Français ont le droit de travailler, de vivre, d'exister en dehors des métropoles ! Pour cela, il vous faut réellement prendre en compte besoins et spécificités de nos villes moyennes notamment… Peut mieux faire ! Afin d'inciter les salariés à prendre leur vélo ou faire du covoiturage pour se rendre à leur travail - et donc moins polluer -, vous avez prévu à l'article 26 une " prime mobilité " de 400 euros par an, sur laquelle l'employeur ne verserait aucune cotisation sociale. Une aide facultative. Certains la souhaiteraient obligatoire. Mais qui va payer ? Une nouvelle fois, ce sont nos TPE/PME, déjà bien souvent assommées par le poids des taxes et des impôts… Vous avez également imaginé réserver certaines voies de circulation pour le covoiturage et les véhicules à faible émission de gaz polluants. Avec, à la clef, toujours plus d'inégalité entre ceux qui pourront changer de voiture et les autres… Le volet " sécurité routière " de votre projet de loi ne va pas assez loin. J'espère que les propositions que j'apporterai sur ce sujet recevront une écoute attentive et bienveillante. Je pense ici, par exemple, à l'usage des médicaments de catégorie 3 qui devrait être reconnu comme circonstance aggravante d'un homicide volontaire, ou l'incitation, dans un but préventif, à partir de 14 ans, sur base du volontariat, à participer à une demi-journée de stage dans un centre de rééducation pour accidentés de la route… Plus étonnant, lorsqu'il s'agit de projets qui pourraient réellement faciliter la circulation du quotidien, vous hésitez, vous tergiversez… Depuis des mois, nous sommes nombreux à attirer ici votre attention sur la nécessaire construction de la ligne nouvelle Montpellier-Béziers-Perpignan. Ce tronçon, c'est le dernier pour que la ligne Séville-Amsterdam soit complète. Ce tronçon, pour vous qui n'avez que le mot " Europe " à la bouche, c'est celui qui relie l'Europe du Nord à l'Europe du Sud ! Ce tronçon, c'est une solution écologique pour que le train prime sur une autoroute saturée. Ce tronçon, il est tracé. Il est financé. L'Union Européenne apporte son aide. Personne chez nous ne comprend pourquoi vous restez sourd. Sourd alors que ma région, les entreprises, les habitants, attendent cette ligne depuis déjà plus de trente ans. Aussi, quand vous parlez de compétitivité, de mobilité pour tous, croyez-moi, ces mots sonnent terriblement creux pour les Biterrois. Pour conclure, vous me permettrez de souligner à quel point 5 minutes, pour parler d'un tel projet de loi, relève de la gageure… C'est pourtant ce à quoi la majorité astreint les députés non inscrits… Et ce que vous souhaitez dorénavant imposer à l'ensemble des groupes. Madame la ministre, vous qui affirmez vouloir " apporter des réponses à tous ", puissiez-vous écouter, vraiment, l'ensemble des parlementaires dans cet hémicycle et leurs propositions…
  • Le 4 juin 1989, la barbarie communiste agissait au …

    Le 4 juin 1989, la barbarie communiste agissait au grand jour à #Tienanmen. Mon soutien à ceux qui continuent de lutter pour la démocratie et les droits de l'homme en Chine.
  • Vous pouvez réécouter l’intégralité de mon …

    Vous pouvez réécouter l’intégralité de mon …

    Vous pouvez réécouter l'intégralité de mon interview de ce matin dans le #79inter sur France Inter.
  • « Vous ne pouvez pas faire sans le Rassemblement …

    "Vous ne pouvez pas faire sans le Rassemblement National mais vous ne pouvez pas faire qu'avec le Rassemblement National" France Inter #le79inter
Load More In Actualité

Check Also

Je vous invite à retrouver mon allocution à …

Je vous invite à retrouver mon allocution à l'occasion de la déclaration de politique générale du Premier ministre de ce mercredi 12 juin à l'Assemblée : "Quel paradoxe ! Quel retournement de situation ! Alors que le chef de l’État faisait de la première place de sa liste aux élections européennes un enjeu crucial, un symbole, une sorte de référendum et qu’il a perdu ce pari – de peu, mais il l’a perdu –, alors donc qu’il vient de subir un échec, le voilà en position de force. Et vous, monsieur le Premier ministre, apparaissez comme le grand vainqueur de ces élections. Que s’est-il passé ? Par quel miracle ceux qui faisaient de la défaite du Rassemblement national un objectif quasi-civilisationnel et l’issue d’une bataille entre les forces du bien et du mal peuvent-ils aujourd’hui plastronner quand, disons-le, le bilan n’est pas vraiment à la hauteur de ce qu’ils nous avaient vendu ? Sur ce bilan, je ne m’étendrai pas. Les oppositions de droite et de gauche en ont fait la radiographie pour dresser la liste, la longue liste des promesses non tenues, à commencer par la première : l’apaisement, l’écoute et la réduction des fractures dont vous vous faisiez les chantres. On a vu, ces derniers mois, l’exact contraire : une France jamais autant divisée et jamais autant fracturée. Vous découvrez la pauvreté quand les gilets jaunes descendent dans la rue. Vous ouvrez les yeux sur l’écologie quand les Verts cartonnent aux élections. Vous vous apercevez que les élus locaux existent quand ils menacent de faire sécession. Vous avouez une erreur fondamentale de méthode après avoir mis le feu à notre pays. Peut-être faudra-t-il que les Français descendent une nouvelle fois dans la rue pour que vous preniez conscience qu’on ne joue pas innocemment avec les liens familiaux, le devenir de nos enfants et le sens des lignées ? Revenons à mon propos initial : si vous semblez avoir gagné, c’est que nous avons perdu. Nous, la droite. Toute la droite. Incapables de nous réunir, de passer outre nos divisions, de taire nos ambitions, de ranger au placard nos ego, nous vous déroulons le tapis rouge, faisant votre jeu contre les intérêts de ceux qui nous font confiance et votent pour nous. J’entends d’ici les mêmes – toujours les mêmes – expliquer qu’il y aurait un fossé entre la droite et ce que j’appelle moi la droite de la droite. Je vous prends au mot, monsieur le Premier ministre, vous qui appelez au dépassement des postures et des vieux clivages : en fait, terrorisée à la seule idée d’être accusée de rompre les digues et de franchir la ligne rouge, notre bonne vieille droite abandonne peu à peu ses idées et ses valeurs – je vous retourne l’argument de ces valeurs que vous nous lancez sans cesse au visage – pour se jeter dans les bras du macronisme triomphant, ou, disons-le plus brutalement, s’agissant de certains de ses représentants, pour aller à la soupe. Or, qu’est-ce qui nous sépare réellement, qu’est-ce qui nous empêche de faire front commun contre un pouvoir dont ensemble nous dénonçons les manquements, dont ensemble nous votons certaines propositions quand elles nous semblent aller dans le bon sens ? Prenons par exemple l’épineuse question de l’immigration. De qui la droite classique est-elle la plus proche : d’un gouvernement qui élargit encore un peu plus le regroupement familial, qui dépense toujours plus d’argent pour l’aide médicale d’État, cette sécurité sociale des clandestins, ou de députés qui comme moi, comme vous, tiennent des propos bien en-deçà de ce que réclamait le RPR des années 90, un RPR qui osait alors parler de préférence nationale ? Pourtant, rien n’y fait : comme un lapin pris dans les phares d’une voiture, vous êtes, mes amis de droite, paralysés par les projecteurs des médias qui traquent le moindre pas fait dans notre direction. C’est vrai : la droite, notre droite, est divisée sur les questions économiques, sur lesquelles elle se montre plus ou moins libérale, ainsi que sur l’Europe, même si c’est de moins en moins évident, et sur d’autres points encore. Rappelez-vous cependant le fossé, le gouffre plutôt qui séparait un Robert Fabre, patron des radicaux de gauche, d’un Georges Marchais, chef du parti communiste du temps de l’Union de la gauche. Et nous sommes assez stupides, assez bêtes pour refuser de faire un bout de chemin ensemble parce qu’en face, on nous explique que nous sommes encore dans les années 30 ? Qui peut sérieusement le penser ? Alors, la droite va voter, comme moi, contre cette déclaration de politique générale. Et puis après ? On continue à dire la même chose, à se renvoyer les mêmes arguments, extrémistes pour les uns, traîtres pour les autres, tout cela pendant que nos adversaires se frottent les mains ? Je vous le dis, j’en ai assez : assez de ce petit jeu, assez des postures, des effets de manche, des trémolos dans la voix et des grands rappels des heures sombres de notre histoire. Qu’attendez-vous, amis de droite, pour ouvrir les yeux ? Vous valez mieux. Vous incarnez cette France qui ne veut pas continuer à être déconstruite, comme le propose le Gouvernement. Quant à vous, monsieur le Premier ministre, ne vous en déplaise, ce n’est pas parce que l’on n’est pas avec le Président Macron que l’on est contre la France : c’est même tout le contraire."

Facebook

Suivez-moi sur Twitter