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  • L’article 1er du projet de loi dont nous …

    L’article 1er du projet de loi dont nous débattons en dit long à lui seul sur la densité du texte tout entier. On pourrait le qualifier d’un seul terme : « insuffisant ». Franchement, c’est à regret que je le dis, car nous attendions tous ce texte plein de promesses qui faisait beaucoup parler de lui. Au lieu de cela, on nous sert un article 1er qui n’a rien de ce que l’on attend d’un texte de loi, et qui est tout juste bon à figurer dans l’exposé des motifs. Le Conseil d’État l’a d’ailleurs fait remarquer dans son avis : « Si ces dispositions expriment certaines des valeurs incontestables autour desquelles l’école républicaine est construite, elles ne produisent par elles-mêmes aucun effet de droit et réitèrent des obligations générales qui découlent du statut des fonctionnaires comme de lois particulières assorties, le cas échéant, de sanctions pénales. » Le Conseil d’État poursuit : « le Conseil constitutionnel déduit de l’article 6 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789 que la loi a vocation à énoncer des règles et, par suite, censure les dispositions manifestement dépourvues de toute portée normative ». Dès lors, il n’était pas nécessaire de le conserver dans le corps du texte. Parfaitement en accord avec l’analyse du Conseil d’État – ce n’est pas toujours le cas –, je demande la suppression de cet article qui n’apporte rien.
  • Vous nous demandez aujourd’hui de nous prononcer …

    Vous nous demandez aujourd’hui de nous prononcer sur une loi pour une école de la confiance. Malheureusement, le compte n’y est pas. Votre mesure phare, l’instruction obligatoire dès l’âge de 3 ans, repose en partie sur un mensonge. En effet, comme mon collègue Hetzel l’a souligné avec raison tout à l’heure, dans des pays comme l’Estonie ou la Finlande, parmi les meilleurs du classement du programme international pour le suivi des acquis des élèves – PISA –, l’instruction n’est obligatoire qu’à partir de six ou sept ans. Or nous prenons une direction totalement inverse. Une école de la confiance ? Certainement pas envers les familles : celles qui choisiront de scolariser leurs enfants âgés de 3 à 6 ans à domicile devront être contrôlées, selon vous, au moins une fois par an. Une mesure pour le moins disproportionnée, qui montre bien la défiance à l’encontre de ceux qui sont pourtant les mieux à même de connaître les besoins de leurs enfants. Sans compter, j’y reviendrai, les difficultés que ces mesures précipitées poseront aux communes. Il y aura des surcoûts importants, c’est certain, d’où cette question : qui paiera ? Une école de la confiance, mais rien ou presque sur l’autorité ou sur les violences envers les enseignants. J’avais déposé un amendement à ce sujet, rejeté au motif qu’il ne présentait pas de lien avec le texte. Avouez que cela commence mal. Pourtant, dans ma ville, à Béziers, jeudi dernier, un professeur du lycée Mermoz a été violemment agressé par le père d’un élève de quinze ans. Le tribunal correctionnel vient de condamner l’agresseur à deux ans de prison ferme, ce qui est heureux ; malgré tout, l’élève en question réintégrera sa classe dès mercredi, alors que sa violence envers ses professeurs et ses camarades n’est plus à démontrer. Quelle réponse apportons-nous avec ce texte ? Aucune, malheureusement. Une école de la confiance, enfin, mais rien de concret pour faciliter la scolarisation des enfants handicapés. Oubliée l’école inclusive et brisée la confiance des parents de ces enfants ! Je pourrais continuer longtemps, constat que je ne dresse pas de gaieté de cœur, croyez-le, monsieur le ministre, car notre pays aurait bien besoin d’un texte un petit peu plus ambitieux.
  • Vous pouvez retrouver mon interview de ce jour sur …

    Vous pouvez retrouver mon interview de ce jour sur …

    Vous pouvez retrouver mon interview de ce jour sur Franceinfo tv dans l'émission : l'instant politique
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  • Ismaël Emelien quitte à son tour le navire …

    Ismaël Emelien quitte à son tour le navire élyséen. Officiellement pour assurer la promotion d’un livre à paraître… Ne serait-ce pas plutôt par peur d’être éclaboussé par l’affaire Benalla ?
  • Je vous donne rendez-vous demain, le 12 février …

    Je vous donne rendez-vous demain, le 12 février 2019, dès 11h20 en direct sur Franceinfo radio et tv (canal 27 de la TNT)
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    Je vous donne rendez-vous demain, le 12 février 2019, dès 11h20 en direct sur Franceinfo radio et tv (canal 27 de la TNT)
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