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Cérémonie d’hommage au Colonel Arnaud Beltrame, …

Cérémonie d'hommage au Colonel Arnaud Beltrame, je vous invite à prendre connaissance de mon discours : "Mesdames, messieurs Je ne répèterai pas ce qui vient d'être dit. Je le partage totalement. Je le fais mien. Comme vous tous, j'ai été bouleversée par tant de courage, tant d'abnégation, tant d'oubli de soi. En un mot, tant d'héroïsme. Je voudrais seulement ajouter que, devant ce sacrifice assumé, je ne peux ressentir que de l'humilité. Et m'interroger. Notre société si frileuse d'engagement, si riche du seul souci de soi reste néanmoins capable de faire grandir en son sein des hommes de l'épaisseur, de la densité d'un Arnaud Beltrame. J'en suis rassurée. S'il existe un Arnaud Beltrame, c'est que tout n'est pas perdu. C'est que nous pouvons être optimistes et, du même coup, confiants en l'avenir. S'il existe un Arnaud Beltrame, c'est que nos enfants restent malgré tout entre de bonnes mains. Des mains qui savent guider et protéger. S'il existe un Arnaud Beltrame, c'est que des hommes, depuis la nuit des temps, s'offrent en martyre pour plus grand qu'eux. Alors, si aujourd'hui est un jour de deuil pour la famille du colonel Beltrame - et pour nous tous -, c'est aussi une journée d'espoir. Rien n'est perdu. Dans ce monde déchiré par la violence - et en l'occurrence la violence islamiste - nous ne sommes pas condamnés à choisir entre fuite et soumission. Nous pouvons, à l'image d'Arnaud Beltrame, refuser de plier, de baisser l'échine. Nous pouvons, forts de ces valeurs qui font une civilisation, notre civilisation, résister quitte à en payer le prix. C'est ce que je veux retenir de ce 23 mars, à deux pas de chez nous. Arnaud Beltrame me redonne courage. Pour aujourd'hui et pour demain. Pour nous-mêmes et pour nos enfants. C'est ce que j'aimerais dire à sa mère et à sa compagne. Vous avez perdu celui que vous aimiez. Vous nous avez donné ce que nous espérions : un homme d'exemple et de conviction. J'imagine, en ce jour anniversaire, votre douleur, votre peine, votre solitude. Sachez notre gratitude, notre infini gratitude."
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Je rebondis sur les propos de M. Aubert. Dans ma …

Je rebondis sur les propos de M. Aubert. Dans ma circonscription, à Béziers, la création, il y a plus de dix ans, de deux zones franches a eu pour effet de vider le centre-ville de toutes les professions libérales. Il n’y a plus qu’un médecin généraliste dans le centre-ville, devenu à cet égard une zone sous-dense. Je ne crois donc pas, comme on l’entend dire parfois, que les mesures incitatives ne servent à rien. Nous mesurons leur impact a contrario, en constatant l’effet pervers créé par les dispositions prises il y a dix ans. Des mesures fiscales incitatives fortes, comme celles que je propose, aideraient les zones sous-denses rurales ou urbaines à se doter de médecins. J’insiste sur le fait que les déserts médicaux ne sont pas uniquement ruraux. Le centre-ville de certaines villes moyennes – je ne parle pas uniquement de leur périphérie – souffre d’un manque cruel de médecin.
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Personnellement, je ne pense pas qu’il faille …

Personnellement, je ne pense pas qu’il faille obliger les médecins à s’installer dans les zones sous-denses, mais avec cet amendement, c’est un autre problème que je souhaite évoquer : les remplacements à répétition. On ne cesse de le répéter depuis hier, trop de médecins généralistes renoncent à s’installer. Durant l’été 2017, un jeune médecin a adressé une lettre ouverte à Mme la ministre pour lui expliquer pourquoi il avait pris cette décision, alors qu’il n’avait jamais pensé devenir un « médecin nomade ». Ceux qui refusent de s’installer, explique-t-il, sont dégoûtés par le système. Du fait de l’humiliation tarifaire, du matraquage fiscal, du harcèlement administratif et de la dégradation de l’image du métier, ils sont à bout. On ne peut que les comprendre. Ce ras-le-bol généralisé qui dissuade les médecins de s’installer participe à la désertification médicale contre laquelle nous voudrions lutter. Je crois qu’il faut certes encadrer, mais surtout encourager l’installation des médecins dans nos territoires ; l’encourager, pour commencer, par des mesures fiscales favorables et l’encadrer en limitant les temps de remplacement à cinq ans – donnant-donnant. Au-delà de la question des déserts médicaux, c’est aussi la façon d’exercer le métier de médecin qui est en jeu, car on ne peut être un bon médecin sans assurer le suivi de sa patientèle. Nous devons faire cesser le nomadisme médical. Pour cela, il faut nous en donner les moyens. Tel est le but de l’amendement.