Je vous propose de retrouver ci-dessous ma première intervention à l’occasion de l’examen en commission du projet de loi relatif à la Bioéthique.

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“95 000 faillites annoncées pour 2020 ; une dette publique à 120 % du PIB ; sans doute 800 000 à 1 million de suppressions d’emplois cette année… après la crise sanitaire, une crise économique d’une ampleur inconnue s’annonce, mais vous préférez, coûte que coûte, faire passer votre loi bioéthique..  

Parce que vous pensez peut-être que le « monde d’après » que vous nous concoctez, peuplé d’enfants sans père, est celui dont les Français rêvent ?  

Depuis le début de cette discussion, j’entends parler de « l’attente qu’elle suscite ». Mais sachez que 7 Français sur 10 (71 %) considèrent que votre projet de loi devrait être suspendu ou même retiré, afin que priorité soit donnée à la gestion des conséquences de la crise du Coronavirus. 

Et on les comprend. Comment vouloir d’un monde où on crée légalement, de manière institutionnelle, de manière délibérée, des enfants sans père ? Vous qui invoquez à tout bout de champ le principe de précaution, vous l’oubliez quand il s’agit des enfants ! Osez nous dire qu’un enfant n’a pas besoin de père. Osez affirmer une telle monstruosité ! Osez ! 

Vous exigez la parité, sauf pour la filiation ! Vous exigez l’égalité, sauf pour les enfants dont certains connaîtront leur père et d’autres non. Et lorsqu’on vous soupçonne, qu’au nom de ce même principe d’égalité, vous imposerez, demain, la GPA, vous jurez vos grands dieux qu’il n’en est rien… Mais ce ne sont que des mensonges ! 

Ça suffit ! La liberté des adultes doit s’arrêter là où commencent les droits de l’enfant. Avec votre texte, c’est le désir d’enfant qui prime et non l’intérêt de l’enfant. Et ça, je ne peux pas m’y résoudre…”