Ceux qui refusent notre civilité refusent notre …

Ceux qui refusent notre civilité refusent notre civilisation. J'approuve cette décision de ne pas donner la nationalité française à ceux qui n'ont pas envie de partager nos valeurs. http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2018/04/19/97001-20180419FILWWW00283-elle-refuse-de-serrer-la-main-sa-naturalisation-rejetee.php
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« En proposant de rendre obligatoires les enquêtes …

"En proposant de rendre obligatoires les enquêtes administratives en cas de demande d’asile, j’ai conscience que vous pourriez me reprocher d’ajouter une nouvelle lourdeur à la procédure. Mais ce n’est pas si sûr car, si nous nous donnons les moyens de traiter ainsi les demandes d’asile, je crois que, finalement, cela nous fera gagner beaucoup de temps. Avec cette disposition, en effet, nous n’aurions pas à enclencher une procédure administrative avant de nous rendre compte, plus tard, que la personne ne remplit pas les conditions nécessaires à l’octroi d’un titre de séjour en France. Pour mémoire, je rappelle que le taux d’admission global à la demande d’asile oscille, selon les années, entre 30 % et 38 %. Soyons bien clairs : ce que je propose ici ne remet pas en question l’engagement de la France auprès des personnes persécutées ; au contraire, cela permettrait de continuer d’accueillir les personnes qui doivent l’être tout en décourageant celles qui veulent abusivement bénéficier du statut de réfugié. Nous n’avons pas à rougir de faire cette distinction entre les personnes qui cherchent à juste titre la protection de notre pays parce qu’elles craignent pour leur vie et celles qui migrent pour d’autres raisons. Cette distinction est absolument fondamentale pour contrôler notre flux migratoire et accueillir plus sereinement les vrais demandeurs d’asile. J’irai même plus loin. Le recours à de telles enquêtes administratives en amont améliorerait aussi la qualité des décisions rendues par l’OFPRA. Il faut rappeler que la décision d’octroyer l’asile à une personne relève aussi d’une appréciation subjective puisque, je le rappelle, elle se fonde sur l’intime conviction. Autant dire que, si cette dernière peut être guidée par des éléments objectifs et factuels, issus d’une enquête administrative rigoureuse, nous ne devons pas nous en priver."
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« Soyons clairs, les mutilations sexuelles sont un …

"Soyons clairs, les mutilations sexuelles sont un drame, une souffrance qu'on ne peut minorer. Dans le monde, plus de 200 millions de femmes sont victimes d'excision ou d'infibulation. Et ce, dans une trentaine de pays, principalement africains mais aussi au Yémen, en Irak, où en Indonésie. Alors oui, je pense à toutes ces petites ou jeunes filles, à toutes ces femmes qui ont été blessées dans leur intimité. Je pense notamment aux 91% de femmes maliennes excisées, aux 30 à 40% de femmes de Côte d'Ivoire, aux 50 à 60% de femmes du Burkina Faso mais aussi à celles d'Irak et d'Indonésie, et partout où ces femmes subissent l'excision... Ces précisions sont importantes tant il règne ici une suspicion d'inhumanité, d'absence de compassion pour notre côté de l'hémicycle. Ces mutilations sexuelles doivent donc être condamnées. Partout, y compris lorsqu'elles se pratiquent en France. Et même si je m'éloigne du sujet qui nous préoccupe, je ne peux pas m'empêcher de rappeler ici que 3 adolescents sur 10 qui résident en France sont menacés de subir des mutilations sexuelles, notamment lors de vacances dans le pays d'origine de leurs parents. Elles doivent donc être condamnées mais ne peuvent pas pour autant faire l'objet d'un critère automatique de recevabilité de demande d'asile. Or, les alinéas 7 et 8 risquent d'aller à l'encontre de votre objectif et d'encourager la pratique de ces mutilations ainsi qu'un trafic de la misère toujours plus sordide dès lors que ceux qui en vivent auront compris qu'ils tiennent là un nouveau filon d'acceptation des demandes d'asile... Il convient donc de supprimer ces deux alinéas faussement humanistes. D'autant plus que leur formulation pose question. Je le cite. " Lorsque la protection au titre de l'asile est sollicitée par une mineure invoquant un risque de mutilation sexuelle, le certificat médical, dûment renseigné, est transmis à l'Office sans délai par le médecin qui l'a rédigé. Une copie du certificat est remise en main propre aux parents ou représentants légaux... " 1/ D'une part, et je rejoins tout à fait l'interrogation de ma collègue Boyer à ce sujet, comment un médecin peut-il renseigner un risque de mutilation ? 2/ D'autre part, une copie du certificat est remise en main propre aux parents ou aux représentants légaux. C'est méconnaître encore une fois la réalité. Car, dans la majorité des cas, c'est bien la famille, par tradition, qui sont responsables de ces mutilations..."