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Encore et toujours défendre la LGV …

Encore et toujours défendre la LGV Montpellier-Perpignan ! Le rapport du président du conseil d’orientation des infrastructures remis le 1er février 2018 à la ministre chargée des Transports portait, entre autres, sur la LGV Montpellier-Perpignan. Sa lecture fut une bien mauvaise nouvelle. Il proposait, ni plus ni moins, de reporter aux calendes grecques la LGV Montpellier-Perpignan que nous attendons depuis trente ans mais laissait la porte ouverte au tronçon Montpellier-Béziers pour au mieux 2023 ! Comme si notre région n’avait pas assez attendu. Et pourtant, aujourd’hui même, lors d’un petit-déjeuner débat avec le PDG de SNCF Réseau, M. Patrick Jeantet, ce dernier a affirmé qu’il était « extrêmement nécessaire de faire quelque chose ». Encore une fois, il ne s’agit pas d’un caprice de provinciaux, le ministère doit savoir que le réseau, selon l’Observatoire de la saturation mis en place par le gouvernement lui-même, est « saturé ». Le PDG de SNCF Réseau poursuivait d’ailleurs en disant que ses équipes étaient prêtes. La SNCF a investi des dizaines de millions d’euros dans des études pour réaliser notre LGV et elle n’attend que le feu vert du ministère. La réalisation de la LGV Montpellier-Perpignan permettra de dégager de nouvelles capacités pour tous les types de trafic et améliorera la régularité et la fiabilité des TER régionaux. Cette LGV, c’est aussi une lutte contre la congestion routière et la pollution, une façon d’entrer dans une transition écologique… Les propos de M. Patrick Jeantet doivent nous rassurer ! Plus que jamais nous devons continuer notre mobilisation en faveur de cette LGV, qui doit passer dans un bassin de vie parmi les plus denses de France avec plus de 2 millions d’habitants. Si la volonté du gouvernement est vraiment de faire de la mobilité du quotidien l’un des enjeux majeurs de notre pays, qu’il le démontre !

« SCANDALE » WAUQUIEZ

"SCANDALE" WAUQUIEZ : on ne va quand même pas être choqués, pour une fois qu'un politicien parle sans langue de bois ! Entendre certains politiques dénoncer « le cynisme et la brutalité » de Laurent Wauquiez aux lendemains de la diffusion de ses propos lors d’une rencontre avec des étudiants d’une école de commerce de Lyon, fait sourire quiconque s’est un peu frotté au monde politique justement. Un monde dont l’immense majorité des acteurs pratique le cynisme au quotidien, le double langage à longueur de temps et la langue de bois devant le moindre micro. Faut-il reprocher au leader des Républicains son imprudence ou s’insurger contre une époque qui voit un étudiant se transformer en délateur ? Faut-il dénoncer une « faute lourde » de M. Wauquiez ou s’inquiéter de l’effondrement du mur qui séparait jusqu’ici le public du privé, au fondement de notre modèle de société et des libertés qui l’accompagnent ? Faut-il regretter les mots très durs sur ceux qui sont censés être ses « amis » politiques ou s’interroger sur la véracité de certaines de ses assertions ? Sans comparer la France et les Etats-Unis de Donald Trump, difficile de ne pas souligner le ras-le-bol partagé par les « petites gens » à l’égard d’une classe politique qui a en commun le goût de mots boucliers, d’un langage émasculé, de discours tellement peu en prise avec une réalité qu’elle s’emploie à maquiller. S’il y a scandale, c’est dans ce déni commun du réel. Si Laurent Wauquiez devait - même à son corps défendant - participer à le montrer du doigt, on ne saurait l’en blâmer.
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Je me suis rendue ce lundi 19 février 2018 au …

Je me suis rendue ce lundi 19 février 2018 au centre pénitentiaire du Gasquinoy, à Béziers. J'ai pu, en compagnie de monsieur Pairraud, directeur de l’établissement, et de Madame Chauvire, sa directrice adjointe, visiter les espaces de détention, ainsi que plusieurs unités spécialisées et d’activités comme le quartier des « arrivants », les espaces sportifs, une aile de la maison d’arrêt, une bibliothèque ou encore les ateliers de travail. À l’issue de cette visite j'ai ainsi pu constater les conditions de détention et de vie des détenus, mais également les conditions de travail de l’encadrement pénitentiaire? Je me suis entretenue longuement avec les représentants du personnel. Les prisons françaises souffrent d’une large surpopulation carcérale. C’est le cas également à Béziers, même si les conditions y sont moins catastrophiques qu’ailleurs, du fait notamment du caractère récent de l’établissement. En revanche, plusieurs postes de surveillants sont à pourvoir. L’administration pénitentiaire fait face depuis quelques années à un réel problème de recrutement, les dernières campagnes médiatiques de recrutement au niveau national ne semblant pas avoir porté leurs fruits. La profession manque cruellement de candidats pour un métier difficile, souvent jugé dangereux et, comme l’ont souligné les représentants syndicaux, mal considéré et mal rémunéré. Au-delà des revendications salariales, l’essentiel des préoccupations du personnel est axé sur les mesures - autant matérielles qu’en termes de formation professionnelle - qui leur permettraient de mieux assurer leur sécurité. Les représentants des trois syndicats présents ont ainsi pu m'exprimer leurs points de vue sur le protocole d’accord signé à l’issue du dernier mouvement de protestation des surveillants, mouvement de grogne en grande partie lié aux agressions récurrentes dont ils sont victimes. Le problème des détenus radicalisés comme de ceux souffrant de troubles psychologiques ou psychiatriques a également été abordé. Le manque de formation du personnel et d’espaces de détention spécifiques apparaît comme un sérieux problème pour la gestion quotidienne d’un Centre pénitentiaire de près de 1 000 détenus. J'ai prie l'engagement d'alerter le gouvernement sur l’urgence de mettre en application les mesures de sécurité négociées et annoncées il y a quelques semaines.
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Immigration

Immigration : encore un débat houleux hier soir à l'Assemblée (un peu vide, comme trop souvent). Ils parlent de "valeurs républicaines" et continuent de nier la réalité...
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Le droit d’asile, je le répète, est une force …

Le droit d’asile, je le répète, est une force pour la France. J’en suis absolument convaincue. Mais cela ne doit pas non plus empêcher d’être extrêmement attentif aux motivations et aux comportements de ceux qui cherchent à en bénéficier, car ce qui fait la grandeur de notre démocratie peut aussi en faire la faiblesse. C’est d’ailleurs ce qui s’est produit en Allemagne, en 2015, où un tiers des réfugiés syriens ne l’étaient pas !